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Criminalité des pays francophones d’Afrique

Published online by Cambridge University Press:  07 May 2025

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La présente recherche utilise de nombreuses sources non encore publiées. Nous remercions leurs auteurs, en particulier :

M. le président Boni, président de la Cour suprême de la République de Côte-d’Ivoire, dont nous citons la conférence intitulée « De quelques aspects politiques, économiques et sociaux de la criminologie dans les pays en voie de développement », et auquel nous ne saurions négliger de manifester notre très haute reconnaissance.

Information

Type
Première Partie: Doctrine
Copyright
Copyright © 1967 International Society for Criminology

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Footnotes

(1)

Conférence donnée à Paris.

References

(1) Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 1966, n° 3, p. 646-654.

(2) Que, très curieusement, un livre fort récent du soviétique GERCENZON, Introduction à la criminologie soviétique (Moscou, 1965), dénonçait dans la partie criminologique de l’ouvrage de STEFANI et LEVASSEUR, comme de celui de VOUIN et LEAUTE : « La philosophie positiviste des auteurs les a privés de la possibilité de sortir des limites de la conception bourgeoise du monde ». Si cette critique paraît équivoque sous la plume de M. GERCENIZON — car, pour lui, seul compte le refus de donner sa signification dominante à l’analyse sociologique — elle n’en demeure pas moins étrangement exacte, lorsque la pensée crimonologique française essaie de comprendre les sous-tensions d’ordre psycho-social de l’Afrique Noire.

(1) L’Afrique et les Africains, Paris, Payot, 1965, 315 pages, p. 20.

(1) D. PAULME, Les gens du riz.

(1) D. PAULME décrit la même scène et assure que jadis elle était en usage, non seulement chez les Bété, mais dans toute l’Afrique : Une société de Côte d’ivoire hier et aujourd’hui (loc. cit.).

(1) L’expression est courante depuis le R. P. TEMPELS.

La définition de cette force demeure controversée. Rappelons simplement ici que pour GURVITCH (La magie et le droit), l’action magique s’effectue par l’intervention du « Mana », force effectivement surnaturelle (et immanente), mais n’appartenant néanmoins pas à l’ordre du sacré, du divin. En sens contraire, ELIADE (Traité d’histoire des religions) pour lequel recevoir le « Mana » c’est participer au divin. — Voir FORCIERI, pp. 15 et 16.

(1) Luigi FORCIERI, Le rôle des croyances magiques et religieuses dans les économies primitives, thèse de droit, Bordeaux, 1964 — Lavielle, 375 pages.

(2) B. HOLAS comparant les formes prescrites par le Koran aux formes paléo africaines de la circoncision et de la cliterodectomie, note le caractère très supérieur des secondes : « En somme, tout est prévu par les responsables coutumiers pour conduire l’être humain, né imparfait, à travers les différentes étapes de son existence; en lui faisant subir une série plus ou moins longue de rites de passage jusqu’à l’ultime cérémonie promotionnelle. »

La Côte d’ivoire, Librairie Orientaliste, Paris, 1963, 100 pages, p. 65.

(3) Il s’agit bien des conditions d’un conflit de culture susceptible d’inciter aux comportements « déviants » au sens de MERTON, mais tout comportement déviant n’est pas criminel et tout comportement criminel n’est pas déviant, ce qui explique partiellement le taux faible de criminalité en Afrique Noire, malgré l’évidence du conflit de culture (cf. R. K. MERTON, Social theory and social structure, Glencoe (Illinois), Free Press, 1957, p. 136).

(1) D. PAULME, Une société de Côte d’ivoire, p. 174 : « Avec les accusations de sorcellerie, les recours au « Gopo » se seraient multipliés… Dans toutes les campagnes africaines, on signale une recrudescence de la magie. » Dans le même sens, B. HOLAS, p. 64 : « Les communautés de la Basse Côte les plus atteintes par les courants aculturatifs, cherchant des formes nouvelles d’association. » Et encore, B. HOLAS : « Privé ainsi d’un mécanisme qui lui a pourtant paru si solide dans son enfance et qui régissait jusqu’à la routine de ses jours, l’homme succombe soudain à l’angoisse. », Changements sociaux en Côte d’ivoire, p. 48;

Dans le même sens, L.-P. AUJOULAT, Religion et ordre social chez les Noirs, pp. 320-322.

(2) « Malgré un fort sentiment de classe de la part de l’élite… Pourtant ses membres n’estiment pas que ces changements les coupent de toute allégeance à leur tribu. », M. J. HERSKOUITS, loc. cit., p. 187.

(3) BALANDIER (pp. 206-207), auquel nous empruntons beaucoup ici.

De même, LEVI-STRAUSS : « La nourriture est chose de partage » in Les structures élémentaires de la parenté.

(1) « Privé notamment des moyens de protection que les chefs du culte tenaient à sa disposition tant qu’il vivait au village, il se voit maintenant forcé d’ériger un système de défense de sa propre conception pour son propre usage. », B. HOLAS, Changements sociaux en Côte d’ivoire, Paris, P.U.F., 1961, 115 pages, p. 48.

(2) Article 340 du Code pénal de la république de Côte d’ivoire.

(3) Cf. BALANDIER, loc. cit., p. 212.

(1) Notre appréciation de l’attitude de l’Africain est totalement faussée par l’idée lancée par les économistes classiques que « l’économie primitive obéissait au mobile de l’intérêt personnel … selon eux … elle n’est différente … qu’en ce qu’elle est moins perfectionnée (défaut de division du travail et de monnaie) … » « En réalité, l’intérêt personnel n’est pas primitif…, l’utilitarisme systématique…, la recherche du profit dans tous les actes de la vie sociale n’existent pas. », L. FORCIERI, Le rôle des croyances magiques et religieuses dans les économies primitives, p. 48.

L’étude du comportement de l’Africain en face de techniques d’importation demeure, dès lors, difficile, car il doit les appréhender à partir de critères qui ne dépendent pas que de l’appréciation de son intérêt personnel au sens où nous l’entendons.

(1) Cf. BALANDIER, loc. cit., p. 213, et non au sens ethnologique de ce terme.